christophemorin/ mai 15, 2019/ Actualités, Développement Durable, Environnement, Process Alimentaire, Recyclage

L’AVIS D’EXPERT

Un ensemble de multinationales se sont associées avec TerraCycle, leader mondial dans le recyclage de déchets, pour lancer « Loop » : une plateforme d’e-commerce visant à réduire l’utilisation d’emballages à usage unique. Après livraison à domicile et consommation du produit, un transporteur partenaire vient récupérer les contenants. Ils sont ensuite nettoyés, puis retournés à l’industriel, pour être de nouveau remplis. Probablement de façon manuelle dans un premier temps, compte tenu des volumes mis en jeu.
Avec Loop, les produits référencés sont conditionnés dans des emballages spécialement conçus, réutilisables et consignés (exemple d’Häagen-Dazs ci-contre). Pour répondre aux enjeux de la réutilisation, comme la résistance au choc, à l’usure et l’aptitude au lavage, le choix du matériau (verre ou métal), la forme de l’emballage et la nature de l’étiquette sont stratégiques. D’autant que le système ne doit pas faire l’impasse sur la traçabilité. Mais entre consigne et recyclage, quel modèle circulaire préférer ? Dans son étude datée d’octobre 2018, l’Ademe souligne le gain environnemental de la démarche de consigne… pour peu qu’elle reste locale. Car l’impact environnemental d’une bouteille en verre consignée dépend du nombre de réutilisations, de la consommation d’eau, de l’énergie à l’étape de lavage ainsi que les distances de transport. Ces dernières doivent rester faibles pour présenter un bénéfice environnemental significatif : maximum 260 km aller/retour. De cette distance dépend alors le bien-fondé de la démarche Loop.

Christophe Morin pour Process Alimentaire – Mars 2019, 

www.processalimentaire.com

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